23 sept. 2014

L'oiseau : récit physique / Christophe Macquet




titre : L'oiseau : récit physique
auteur : Christophe Macquet 


82 photographies couleurs 

88 pages / 26 x 20 cm / cousu sous couverture cartonnée / pelliculage mat
pages intérieures : papier couché demi-mat 150 gr.
isbn 978-2-912528-20-9 / éditions le grand os / hors collection 

Tirage limité à 100 exemplaires numérotés 

parution : 14 novembre 2014  

32 (+ 1,50 € frais de port) 


ACHETER 


Un livre "muet" – autrement dit : sans texte – constitué de 82 photographies couleurs réalisées en différents endroits du monde, principalement en Amérique du Sud, entre 2005 et 2012. 
  


4e de couverture 
 


Revue de presse 

Christophe Macquet procède non pas en photographe aguerri, mais en phénoménologue, son adhésion native au monde est celle d’une « conscience qui rajeunit tout » (Bachelard). La photographie n’est pas ici lestée de l’histoire du médium – sa « culture », ses écoles, ses tendances – elle est simple actualisation d’un regard singulier porté sur le monde, comme une main posée sur un corps. Elle ne cherche pas à nommer les choses, elle témoigne plutôt de leur champ de force, elle pointe leur tension, leur torsion – elle rêve la matière. 
Xavier Boissel, in D-Fiction - Lire tout l'article 


L'auteur 

Christophe Macquet est né à Boulogne-sur-Mer en 1968. Il poursuit en silence un travail littéraire et photographique inclassable. Il a publié Poids Mouche, en collaboration avec John Vink (Ed. du Mékong, Cambodge, 2006), Cri & CoKbachTchoôl ! (Le Grand Os, 2008, 2012, 2013), Luna Western, Desde Luna Western (Paradiso Ediciones, Argentine, 2011, 2013) et Sélénogrammes de la solitude Avine (Actual Art, Arménie, 2013). Différents livres "muets" de l'écrivain sont parus ou à paraître à travers le monde. Il tient un blog – Obscuresoù il publie certaines de ses créations photographiques. 

14 sept. 2014

Macquet photographe (3) | extraits de L'oiseau


Quelques images extraites de L'oiseau : récit physique, livre de photographies de Christophe Macquet, à paraître dans les tout prochains jours aux éditions Le grand os. Cliquer dessus pour les agrandir.








Mais je bénis aussi Uccello, petit garçon, petit oiseau, petite lumière déchirée, je bénis ton silence si bien planté. À part ces lignes que tu pousses de ta tête comme une frondaison de messages, il ne reste de toi que le silence et le secret de ta robe fermée. Deux ou trois signes dans l’air, quel est l’homme qui prétend vivre plus que ces trois signes, et auquel le long des heures qui le couvrent, songerait-on à demander plus que le silence qui les précède ou qui les suit. Je sens toutes les pierres du monde et le phosphore de l’étendue que mon passage entraîne faire leur chemin à travers moi. Ils forment les mots d’une syllabe noire dans les pacages de mon cerveau. Toi Uccello, tu apprends à n’être qu’une ligne et l’étage élevé d’un secret. 
Antonin Artaud